Les programmes suisses de prévention mettent l’accent sur :
L’ information, l’adhésion, ainsi que l’engagement à ne jamais exercer, excuser, ni passer sous silence la violence faite aux femmes. Aucune insigne ou ruban blanc n’est délivré ou vendu sans une carte de membre contenant les informations au sujet des mesures de prévention, des données sur la violence exercée sur les femmes en Suisse, ainsi que des objectifs de la campagne. La violence faite aux femmes ne se limite pas à une culture, une région, un groupe ou une société spécifique. Les conclusions des rapports sur la violence faite aux femmes, tant du Gouvernement suisse que des Nations Unies, s’accordent à affirmer que cette violence prend ses racines dans l’inégalité de traitement entre homme et femme.
L' intégration de la campagne au sein de la société suisse et de ses groupes d’action, de négociation et d’organisation ainsi que la reconnaissance de la Journée internationale pour l’élimination de toute violence à l’encontre des femmes, célébrée le 25 novembre, chaque année. Cette célébration comporte : l’abolition de tout abus ou violence faite aux femmes, de la pornographie et de la prostitution; La distribution d’un formulaire d’évaluation aux organisations et aux groupes composés en majorité de membres masculins, comme l’armée, la police, les organisations sportives, les médias, etc., afin de découvrir leur implication à promouvoir le changement de culture et soutenir leur travail en vue d’éradiquer la violence envers les femmes.
L'encouragement des instances chargées de l’éducation dans les cantons suisses pour l'introduction de la question de la violence contre les femmes et les filles dans les programmes scolaires et auprès des syndicats, des employeurs et des politiciens. Ainsi les questions de genre deviendront partie intégrante des programmes de formation.
L' incitation des médias à communiquer régulièrement sur les questions de genre, à dénoncer la violence faite aux femmes et à insister sur les moyens de l’éviter.
L' invitation de personnalités masculines à devenir Ambassadeurs du Ruban blanc et à user de leur pouvoir pour activer leurs réseaux afin de mobiliser les consciences en vue d’éradiquer la violence faite aux femmes. Notamment par le port du ruban blanc, surtout pendant les 16 jours d’activités entre le 25 novembre et le 10 décembre chaque année.
L' invitation des jeunes gens à participer à ces activités. Travailler avec les organisations sportives permet d’ériger les champions en modèle et ainsi de toucher les jeunes qui pratiquent des sports ou en sont spectateurs.
L' organisation d'ateliers et de conférences annuelles tous les 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence contre les femmes, pour rapporter les progrès réalisés. Les Ambassadeurs du Ruban blanc, hommes et femmes, partagent leurs expériences et s’expriment sur leurs programmes, ainsi que les changements observés dans la société. Les militant(e)s célèbrent le 25 novembre (aussi appelé Journée du Ruban blanc) depuis 1981. Le moment est venu pour les hommes de relever le défi.
La participation active aux 16 jours d’activités contre la violence du 25 novembre au 10 décembre (Journée des Nations Unies pour les Droits de l’Homme), pour souligner que la violence exercée contre les femmes est une violation des droits humains. Si la période d’activités s’étend sur 16 jours, c’est parce qu’elle couvre aussi la Journée internationale des droits de la femme (29 novembre), la Journée mondiale contre le Sida (1er décembre) et la Journée mondiale pour les handicapés (3 décembre). Des milliers d’organisations partout dans le monde y participent et organisent des évènements pendant ces 16 jours. En Suisse alémanique, ils sont coordonnés par le Christlicher Friedensdienst http://www.cfd-ch.org et dans les cantons franco- et italophones par la Campagne du Ruban Blanc – Campagne Suisse©.
Le soutien et l'adhésion à la campagne du Secrétaire général des Nations Unies « S’unir pour éradiquer la violence contre les femmes ».Cette campagne est exceptionnelle, en ce qu'elle peut mobiliser les gouvernements aux plus hauts niveaux (http://endviolence.un.org), comme la campagne mondiale d'Unifem “Dire NON à la violence contre les femmes”, qui récolte des signatures afin de demander des actions gouvernementales (http://www.unifem.org/campaigns/vaw).
La pression sur le gouvernement suisse pour obtenir un soutien financier plus important. Le changement réel provient du niveau local, soutenu par la volonté politique.
La création de sites web et leur mise à jour, afin de donner des informations régulières sur des événements, activités et liens vers d’autres programmes du Ruban blanc, partout dans le monde.






