- Quelles sont les origines de la campagne du ruban blanc?
- Quelles sont les formes de violence envers les femmes visées?
- Qu'en est-il des autres formes de violence?
- Les hommes ne sont en général ni mauvais ni violents.
- Avez-vous des opinions sur d'autres problèmes de société?
- Qui lance les campagnes en suisse, au niveau local et régional?
- Les femmes participent-elles à la campagne? Portent-elles le ruban?
- Quelles sont vos relations avec les associations de femmes?
- Quel est votre financement?
- Cela ne grève-t-il pas le budget d'autres programmes?
- Offrez vous des bourses ou un soutien financier?
- Comment vous aider?
Quelles sont les origines de la Campagne du Ruban Blanc ?
L’initiative est partie du Canada et d’une poignée d’hommes qui, en 1991, ont décidé qu’il était de leur responsabilité d’encourager les autres hommes à rejeter les actes de violence envers les femmes. Ils ont choisi le Ruban blanc comme symbole de l’opposition des hommes à la violence envers les femmes. Après seulement 6 semaines de préparation, 100 000 hommes dans tout le Canada portaient le ruban blanc et bien d’autres étaient sensibilisés sur le sujet et en discutaient.
Quelles sont les formes de violence envers les femmes concernées ?
En Suisse, les problèmes les plus répandus concernent la violence physique envers épouses et partenaires (depuis les coups jusqu’au meurtre caractérisé) et la violence sexuelle (généralement le fait d’un partenaire, d’un mari, d’un adulte de confiance ou d’un membre de la famille). Il existe aussi des formes de sévices émotionnels : harcèlement sexuel sur le lieu de travail, traque, plaisanteries rabaissant les femmes et comportements manipulateurs. Dans d’autres pays, les violences prennent la forme de mutilations génitales sur les jeunes filles, ou de traite de jeunes filles et de femmes qui sont ensuite forcées à se prostituer.
Qu’en est-il des autres formes de violence ?
Notre action vise principalement à mettre un terme à la violence des hommes envers les femmes, mais nous sommes opposés à toutes les formes de violence.
Nous sommes opposés aux violences envers les enfants (voir la campagne mondiale de la WWSF pour la prévention des abus envers les enfants (http://www.woman.ch/june09/children/1-introduction.php).
Nous sommes opposés à la violence entre garçons dans les cours de récréation, dans le domaine du sport et en situation de guerre (www.youthengage-international.ch). Nous nous préoccupons également des actes de violence commis par des femmes envers d’autres femmes ou envers des hommes, quoique ceux-ci soient généralement moins sérieux et moins souvent mortels que lorsqu’ils sont commis par des hommes.
A la différence de la violence faite aux hommes par quelques femmes, la violence faite aux femmes par quelques hommes est depuis longtemps acceptée socialement et trouve ses racines dans la croyance en une supposée supériorité des hommes et en leur droit de contrôler la vie de « leurs » femmes.
Les hommes ne sont en général ni mauvais ni violents
Nous ne pensons pas que les hommes soient naturellement violents, ni naturellement mauvais. En revanche, chaque homme a un rôle à jouer et des responsabilités dans l’élimination de la violence envers les femmes. Dans leur majorité, les hommes ne sont pas physiquement violents. Les recherches historiques montrent que nombre de cultures ne connaissaient pas, ou très peu, la violence.
Cependant, nous pensons que certains hommes se sont habitués à exprimer par la violence leur colère ou leur insécurité. Pour un trop grand nombre d’entre eux, la violence envers une femme, un enfant ou un autre homme est une manière acceptable de contrôler une autre personne, particulièrement un partenaire intime.
En maintenant le silence sur ces faits de violence, nous permettons à d’autres hommes d’empoisonner nos lieux de travail, nos écoles, nos foyers.
Mais il y a aussi de quoi se réjouir : de plus en plus d’hommes, jeunes et moins jeunes, veulent participer à cette prise de conscience. Il y a des hommes attentionnés qui sont fatigués du sexisme qui heurte leur entourage féminin ; des hommes attentionnés qui sont inquiets de l’impact de cette violence sur la vie des jeunes garçons et des hommes.
Avez-vous des opinions sur d’autres problèmes de société ?
Notre objectif est d’impliquer les hommes de tout âge dans cette Campagne pour créer un futur sans violence envers les femmes. Au sein même de la campagne, nous constatons une grande diversité d’opinions sur de nombreux sujets, incluant la morale, la religion ou la politique. Ce sont certes des sujets importants, mais ils ne doivent pas empêcher les hommes de travailler ensemble pour éradiquer la violence domestique, les agressions sexuelles et le harcèlement sexuel. Et nous acceptons donc d’avoir des opinions divergentes. Notre équipe est constituée de personnes de toutes opinions politiques, de religions différentes, d’origines ethniques ou raciales éloignées, et aux parcours variés.
Qui lance les campagnes en Suisse, au niveau local et régional ?
La Campagne Suisse est un effort décentralisé, fondé sur l’idée que ce sont les membres d’une communauté, école ou lieu de travail, qui sauront le mieux comment toucher les hommes et les garçons. En ce sens, toute personne qui croit aux objectifs et à la philosophie de la Campagne peut lancer des activités. Nous encourageons les partisans de la campagne à travailler ensemble et à se mettre en contact avec le secrétariat suisse sur internet et par E-mail, en allemand, français, italien ou anglais. www.white-ribbon.ch
Les femmes participent-elles à la Campagne ? Portent-elles le ruban ?
La Campagne du Ruban blanc en Suisse est principalement faite par des hommes, pour les garçons et les jeunes hommes, mais cela n’empêche pas que des femmes soutiennent la Campagne et portent le ruban. De nombreuses campagnes locales sont soutenues par des groupements féminins, certaines sont menées par des hommes et des femmes ensemble, et les femmes participent à beaucoup d’activités, voire à toutes.
Dans certains pays ou certaines communautés, ce sont exclusivement des hommes qui s’occupent des activités du Ruban blanc. Dans d’autres, hommes et femmes joignent leurs efforts, alors que dans d’autres encore ce sont les femmes qui mènent les actions.
Le Ruban blanc symbolise l’opposition des hommes à la violence faite aux femmes, mais dans nombre d’écoles et de communautés, il est porté par les deux sexes. Pour les hommes, c’est un engagement personnel, et pour les femmes une manière de montrer qu’elles soutiennent l’idée que les hommes et les garçons ont un rôle à jouer et des responsabilités dans l’élimination de la violence envers les femmes.
Quelles sont vos relations avec les associations de femmes ?
Nous reconnaissons que les femmes possèdent l’expérience nécessaire et ont un rôle central dans la résistance contre la violence à leur égard. Ce sont elles qui, les premières, ont lancé cet effort avec héroïsme ; elles qui ont mis en place des programmes de soutien aux femmes et se sont battues pour sensibiliser la société et faire changer les lois. Il est essentiel que les branches locales de la Campagne fonctionnent en communication constante avec les groupements de femmes. Ce n’est que grâce aux partenariats noués avec les organisations féminines que nous progresserons.
Quel est votre financement ?
Nous comptons sur les membres individuels et sur les dons à titre privé. Le financement de notre action est un défi permanent. La Campagne 2009 est soutenue par la Loterie Romande, Vivre Autrement, WWSF (Fondation Sommet Mondial des Femmes).
Cela ne grève-t-il pas le budget d’autres programmes ?
Nous encourageons les hommes à donner généreusement, surtout à des programmes pour les femmes, et nous encourageons les écoles et d’autres communautés à collecter des fonds pour leurs projets. En contribuant à réduire la violence envers les femmes, nous pensons compléter l’action des services dédiés aux femmes, qui sont dépassés par les demandes. Et au fur et à mesure que les hommes en viendront à voir la violence comme un problème, les dons aux organisations dédiées aux femmes augmenteront.
Offrez-vous des bourses ou un soutien financier ?
Malheureusement, à l’heure actuelle, la campagne n’est pas en position de proposer un financement ou une bourse pour des projets ou des organisations.
Comment vous aider ?
Nous vous encourageons à devenir membre, à diffuser le bulletin d’adhésion et d’engagement, et à soutenir financièrement nos activités.






